La croissance économique

La croissance économique

La croissance économique désigne l’augmentation des biens (produits matériels) et des services (sociaux, médicaux, éducatifs, culturels, financiers, etc.) produits par un pays.
Quand l’activité économique baisse, on parle de “dépression” ou de “récession”.

L’indicateur utilisé pour mesurer la croissance est le produit intérieur brut ou PIB. Le PIB est la valeur de l’ensemble des biens et services produits dans le pays pendant une année.
Généralement on mesure la croissance en calculant le PIB par habitant, déduction faite de l’évolution des prix. Le taux de croissance, lui, est le taux de variation du PIB d’une année par rapport à celle de l’année précédente.

On utilise souvent la croissance du PIB par habitant comme indication de l’amélioration de la richesse individuelle, assimilée au niveau de vie. Mais il faut savoir que le PIB ne prend pas en compte l’évolution des richesses qui ne résultent pas d’activités de production comme par exemple les plus values boursières, les activités bénévoles ou le travail domestique.
De plus, l’utilisation du PIB comme indicateur de richesse produite est de plus en plus souvent critiquée car il ne représente que la valeur des échanges économiques et pas leur nature et ne se préoccupe pas non plus de leur impact environnemental.
Par contre, il comptabilise des activités généralement considérées comme négatives ou nuisibles. Par exemple, un embouteillage crée du PIB parce qu’il augmente la consommation d’essence et donc l’activité de la branche pétrolière. Autre paradoxe, la destruction des forêts tropicales, poumons verts de l’humanité, pour y planter du soja ou des végétaux destinés aux agrocarburants est bonne pour le PIB des pays concernés et pour le PIB mondial et la croissance.

Le PIB ne donne pas non plus d’indication sur l’évolution des inégalités de revenus et de patrimoine, pas plus sur l’accès à la santé, à l’éducation et au logement. Cette mesure de la croissance économique qu’est le PIB se limite donc à la mesure de l’activité économique et n’est pas du tout adaptée pour évaluer l’amélioration de la qualité de vie des populations. Rendre compte du changement qualitatif représente un formidable défi, mais est essentiel pour mesurer le revenu et la consommation réels, facteurs déterminants du bien-être matériel des personnes.
C’est pourquoi d’autres indicateurs qui tentent de mieux appréhender ce bien-être social sont apparus tels que l’Indicateur de développement humain (IDH) promu par le Programme des nations unies pour le développement et qui prend en compte l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation et le revenu par habitant. Ou encore celui du Bonheur national brut (BNB), utilisé par le Bhoutan, qui tend à mesurer le bonheur de ses habitants à partir de quatre critères : le développement économique, la sauvegarde de la culture et de l’environnement, le bien-être psychologique des individus, et la bonne gouvernance.