La productivité

La productivité

En économie, la productivité est définie comme le rapport entre une production de biens ou de services et les moyens qui ont été nécessaires pour sa réalisation. Ces moyens ou ressources mises en œuvre, dénommées aussi facteurs de production, désignent le travail humain, le capital technique (installations, machines, outillages…), les capitaux financiers engagés, les consommations intermédiaires (matières premières, énergie, transport…), ainsi que des facteurs moins faciles à appréhender tels le savoir-faire accumulé.
La productivité du travail reflète quant à elle, le volume de production généré par heure de travail. Elle ne dépend pas uniquement de la performance de la main-d’œuvre. Elle est également influencée par tous les autres facteurs de production et l’environnement dans lequel fonctionnent les entreprises. Il en est de même pour la productivité du capital technique qui peut être évaluée en nombre d’unités produites par machine ou par établissement.

La notion de productivité est aussi en lien avec celle, plus élémentaire, de rendement et celle, plus générale, d’efficacité. Toute entreprise cherche à être la plus efficace et la plus rentable possible, c’est-à-dire faire le plus de bénéfices possible en cherchant entre autres à être plus productive. La productivité constitue dans ce cas, la mesure de l’efficacité avec laquelle une économie ou une entreprise utilise les ressources dont elle dispose pour fabriquer des biens ou offrir des services.
Il ne faut néanmoins pas confondre la productivité et la production, une entreprise peut en effet être plus productive tout en produisant moins.

La productivité a un rôle clef dans la compréhension de la façon dont les actions humaines ont pu contribuer à ce que nous appelons le progrès, le développement ou la croissance économique. Historiquement, les gains de productivité les plus forts ont coïncidé avec les périodes de très forte croissance économique. Il reste cependant essentiel de ne pas perdre de vue que cela a également pu induire, via des technologies toujours plus lourdes, une surexploitation des ressources naturelles, à commencer par les ressources énergétiques fossiles, mais aussi les terres arables, l’eau et la biodiversité.
Produire plus avec une certaine quantité de ressources, n’implique donc pas que l’on oublie l’impact environnemental, mais aussi que cette logique n’est pas toujours appropriée dans des domaines tels que la santé, le travail social, la justice, l’éducation, la recherche, l’information et la culture où l’exigence de « prendre le temps de bien faire » reste indispensable.