Le libre-échange

Le libre-échange

Le libre-échange est au sens large la possibilité pour tous d’échanger sans entrave des biens, des services, des idées ou de commercer avec une autre personne ou un groupe de personnes.

De nos jours cependant, le libre échange est souvent entendu dans son sens économique uniquement sous l’effet premier des théories développées au 18e et 19e siècle par les économistes britanniques Adam Smith et David Ricardo, tous deux fervents défenseurs de la libre entreprise. Adam Smith en soutenant l’idée suivante : lorsqu’une liberté importante (d’entreprendre, d’initiative) est accordée à un ensemble d’acteurs économiques et commerciaux (producteurs, artisans, marchands, entreprises, …), le « marché » où sont rassemblés tous ces acteurs se régule automatiquement jusqu’à atteindre un état d’équilibre entre l’offre et la demande.
David Ricardo, ajoutant à cette idée le principe que si une personne fait quelque chose de mieux qu’une autre, et que si celle-ci fait quelque chose de mieux que la première, alors elles ont toutes les deux intérêt à échanger. Elles vont par là bénéficier mutuellement de leur savoir-faire. C’est cet avantage comparatif dans l’échange qui va encourager à la fois la concurrence et la spécialisation où le meilleur s’impose et les prix vont se situer tendanciellement à un niveau plus bas.

Les marchés économiques où le libre-échange est appliqué sont ainsi censés apporter, par la libre concurrence de l’ensemble de ses acteurs, à la fois des prix justes (« naturels ») par rapport à la situation économique du moment et une forme de progrès par la recherche constante de plus grand rendement.
De tels espaces de libre-échange supposent une intervention minimale voire nulle de l’État et des mécanismes de contrôle et de soutien qu’il est susceptible d’appliquer qui risqueraient de fausser la concurrence (barrières douanières, subsides, normes techniques, etc). D’un point de vue strictement économique, le libre-échange peut être vu comme l’opposé du protectionnisme – prôné par l’économiste J.M. Keynes au 20e siècle – ou de l’économie planificatrice étatique telle que pratiquée dans les anciens pays communistes de l’est européen .

Depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale, le libre-échange économique s’incarne de plus en plus dans le développement de tous ces marchés qui se sont libéralisés à travers une série d’accords multilatéraux. Après l’instauration d’espaces continentaux de libre-échange, comme l’Union Européenne ou, en Amérique du Nord, celui défini par l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain), plusieurs projets d’accords visent à étendre encore ces libres marchés à cheval sur l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique dont le Grand Marché Transatlantique (TTIP/TAFTA)* est le dernier avatar.