L’éducation

L’éducation

L’éducation, est la transmission d’une génération à une autre de l’héritage des savoirs, savoir-faire et savoir être accumulés par les générations précédentes. Elle permet à l’individu de constituer le bagage qui l’aidera à appréhender le monde qui l’entoure, à s’y intégrer de façon harmonieuse et à en devenir une composante active. Elle bénéficie donc à la fois à l’individu (développement personnel, intégration…) et à la société (cohésion sociale, développement économique, conservation du patrimoine culturel…)

L’éducation de l’enfant et de l’adolescent reposent sur la famille, l’école, la société, mais aussi sur des lectures personnelles et sur l’usage des médias comme la télévision ou Internet.

L’éducation est considérée comme un élément important du développement des personnes, d’où l’instauration d’un droit à l’éducation. Un système éducatif performant est un avantage majeur. Inversement, être privé d’éducation est considéré comme un lourd handicap. Aucune société, si petite soit-elle, ne peut exister, et moins encore se développer, en dehors de lui.
Notre société et notre système éducatif restent confrontés au défi de l’égalité dans l’accès à l’éducation. Le milieu familial a un très grand impact sur les performances scolaires des enfants. Si l’école doit fonctionner comme ascenseur social, ce dernier connaît toujours de grosses difficultés.

La préoccupation la plus constante, sinon la plus ancienne, concerne la formation des inégalités scolaires. Pourquoi observe-t-on partout que les élèves issus des catégories sociales les moins favorisées obtiennent, en moyenne, de moins bons résultats que leurs camarades venant des groupes les plus favorisés ? Cette question est d’autant plus centrale que nous vivons dans des sociétés démocratiques affirmant l’égalité fondamentale des individus et dans lesquelles l’égalité des chances scolaires est tenue pour une valeur fondamentale de l’école. Avec la massification scolaire amorcée dans les années 1960 et 1970, et la possibilité offerte, à tous les élèves d’accéder aux formations les plus longues et les plus prestigieuses, le maintien des inégalités sociales face à l’école apparaît comme une sorte d’échec.

Les performances et les parcours scolaires des élèves sont déterminés par les ressources culturelles que possèdent les diverses classes sociales. Les plus cultivées disposent d’une langue, de représentations culturelles et de motivations qui favorisent la réussite scolaire et dont leurs enfants « héritent », alors que les élèves des classes populaires ont moins de « capital culturel » et plus de difficultés scolaires. Mais cette théorie de la reproduction a aussi montré que si les inégalités sociales persistent à l’école, ce n’est pas seulement parce que les élèves sont socialement inégaux, c’est aussi parce que l’école aurait pour fonction latente de reproduire ces inégalités. Derrière le paravent de « l’égalité pour tous » en assurant un accès équitable à l’enseignement, nous avons un système scolaire qui reste fondamentalement inéquitable et compétitif à l’image de la société. S’ajoute à cela que les injustices (milieu social, origine ethnique, lieu de résidence, sexe…) se cumulent au point de rendre le discours officiel en complet décalage pour la partie la moins favorisée de la population, alors qu’il est démontré à la lecture de l’expérience historique que la diffusion des connaissances est le principal mécanisme d’atténuation des inégalités.