Les inégalités

Les inégalités

Les Inégalités sociales désignent les traitements différents qui peuvent avantager une catégorie sociale, un groupe d’individus par rapport à d’autres et qui établissent une hiérarchie des plus riches aux plus pauvres.

Certains régimes sont, par construction, fondés sur l’inégalité comme, en France, l’Ancien Régime avec les trois ordres (Noblesse, Clergé, Tiers-état) ou le système des castes en Inde.

Aujourd’hui, en théorie, les hommes naissent égaux en droit, selon la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Cependant, les différences liées aux origines (classes sociales, pays, culture), au niveau de l’éducation, du sexe, au sexe, à l’âge, à la couleur de la peau, à l’apparence physique, aux pratiques religieuses, … contribuent au maintien des inégalités économiques.

Pour comprendre les mécanismes à l’œuvre dans les phénomènes de concentration des richesses que nous pouvons observer aujourd’hui comme à travers les âges, l’étude de deux types d’inégalités est incontournable : celles des revenus et celles du capital qui sont fortement corrélées. Au niveau d’un individu, il faut entendre par capital, la valeur de l’ensemble des biens qu’il possède (valeurs mobilières, patrimoine foncier ou immobilier, argent liquide,…), tandis que pour une entreprise, le capital représente l’ensemble des moyens financiers ou technique qu’elle détient (machine, terrain, bâtiments, stocks,….)

L’inégalité des revenus peut, dans toutes les sociétés, se décomposer en trois termes : l’inégalité des revenus du travail, l’inégalité de la propriété du capital et les revenus qui en sont issus ; et le lien entre ces deux dimensions.

L’inégalité des revenus résulte de l’addition de deux composantes : d’une part l’inégalité des revenus du travail, et d’autre part l’inégalité des revenus du capital. Pour ce qui concerne l’inégalité des revenus du travail, les mécanismes en jeu incluent notamment l’offre et la demande de qualifications, l’état du système éducatif, les différentes règles et institutions affectant le fonctionnement du marché du travail et la formation des salaires. Pour ce qui est de l’inégalité des revenus du capital, les processus les plus importants sont les comportements d’épargne et d’investissement, les règles de transmissions et de successions, le fonctionnement des marchés immobiliers et financiers.

Les inégalités de revenus sont mesurées de manière statistique par des indices – comme ceux de Gini, d’Atkinson, de Theil, de Hoover, ou encore par les rapports inter déciles (les 9 valeurs qui divisent en 10 groupes égaux une série statistique). Mais ces indices mélangent des choses très différentes, et notamment les inégalités face au travail et celles face au capital qu’il est pourtant nécessaire de considérer séparément pour comprendre les causes des inégalités. D’une manière générale, ils gomment pour une population donnée la répartition des revenus et ne donnent pas accès aux mécanismes produisant la concentration des richesses par une petite minorité.

Aujourd’hui, en Europe, le 1 % le plus riche concentre 7 % de la propriété du capital et 25 % des revenus du travail ; les 10 % les plus riches 25 % et 60 % ; les 40 % de la classe dite moyenne, concentrent eux, respectivement 45 % et 35 % ; tandis que les 50 % les plus pauvres concentrent 30 % des revenus du travail et seulement 10 % de la propriété du capital.